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22.09.2010

Chambres d'hôtes... profitables ou galère ?

chambre hôtes 1.jpgUne ou deux pièces inutilisées, la maison coup de cœur pour laquelle on a craqué, la ferme à rénover, et on se dit que pour rentabiliser l’achat, le tourisme vert ayant le vent en poupe, on pourrait faire chambre d’hôtes. Et en effet pourquoi pas, si l’on se trouve dans une région touristique…

 

Il est vrai que ces dernières années l’on a assisté à une explosion, avec environ 1 000 à 1 500 ouvertures, mais aucune statistique précise. On ignore donc le nombre de fermetures… et par ailleurs, il est fort à parier que toutes les chambres ne sont pas déclarées. Selon « Accueillir Magazine », spécialisé dans ce domaine, il y aurait en France environ 70 000 chambres d’hôtes pour un taux moyen de remplissage de 30% environ, soit 15 semaines, ce qui correspond à une activité saisonnière. Environ 40% ne sont pas labellisées.

 

Cela étant dit, il faut savoir qu’outre l’obligation de respecter une réglementation de plus en plus tatillonne, les chambres d’hôtes représentent aussi un certain nombre de contraintes.

 

oxford-prison-hotel.jpgTout d’abord, il faut investir afin de proposer un cadre agréable, confortable, sûr et propre à ses hôtes. Pas question de les faire dormir sur un canapé-lit, ni de leur faire traverser toute la maison pour se laver les dents ou aller aux toilettes. Il faut donc aménager une salle d’eau et des sanitaires privatifs et meubler la chambre de manière complète : bonne literie, tables de nuit, fauteuils, éclairage, placards, décoration… l’investissement moyen est d’environ 12 000 € par chambre. Certes, on peut se contenter d’un aménagement plus spartiate, mais le prix de location devra être bas. Aménager une salle de bains complète coûte environ 7 000 €.

 

Pour quelle rentabilité ? Le prix moyen d’une nuitée pour 2 personnes est d’environ 60 € TTC ; pour un taux de remplissage moyen de 30%, soit  toutes les nuits un  peu plus de 3 mois par an, cela donne un chiffre d’affaires de 6 500 € par an, qu’il faut bien sûr déclarer. Comme tout moyenne, cela signifie que pour certains le chiffre d’affaires sera beaucoup plus élevé et pour d’autres beaucoup moins. Tout dépend de la visibilité et de la localisation de la chambre.

 

La contrainte majeure est le temps qu’il faut y consacrer… Il faut être présent aux périodes où les touristes seront là. C’est une évidence… mais cela condamne la majorité des propriétaires de chambres d’hôtes à passer leurs vacances d’été chez eux… Il faut en effet être disponible pour accueillir les hôtes en après-midi et en soirée, le matin pour le petit déjeuner et ensuite faire le ménage, changer les draps, etc… soit 2 à 3 heures par jour. Lorsque l’on a des enfants, cela peut s’avérer compliqué à organiser.

 

table1152.gifIl faut également accepter de voir ses pièces à vivre investies par des étrangers qui seront sympathiques ou pas… ce qui peut être plus ou moins bien perçu pas l’ensemble des membres de la famille qui pourront parfois le vivre comme une violation de leur intimité.

 

Faire en complément table d’hôte permet d’améliorer l’attractivité, notamment en milieu rural ou dans les petites villes où il y a peu de restaurants. Le prix moyen est d’environ 20 € mais les contraintes sont encore plus importantes.

 

Se faire connaître est également un travail, surtout si l’on n’est pas affilié à l’un des labels (Gîtes de France, Clévacances, Fleur de Soleil, Accueil Paysan, Bienvenue au Château), ce qui a un coût. Paraître dans les annuaires papier et Internet des Offices du Tourisme nécessite que l’on ait accompli les démarches pour se déclarer. Sinon, il faut créer son propre site et le référencer,  mettre des pancartes visibles si l’on est situé dans un lieu très touristique ou encore faire un travail de communication auprès des entreprises et des commerçants locaux.

 

Pour finir, on n’ouvre pas une chambre d’hôtes n’importe où… Certaines zones situées en dehors des parcours touristiques verront peu d’afflux, quelle que soit le confort de la chambre. En effet, il faut pouvoir compter sur une clientèle saisonnière, en plus de demandes épisodiques liée à des événements particuliers (salons, festivals, mariages, fêtes locales…).

 

 

 

20.09.2010

Matériaux et usages

Beffroi_005.pngJusqu’au milieu du XIXème siècle, les matériaux utilisés pour la construction étaient issus de l’environnement proche et des ressources locales : bois dans les régions forestières, tuiles dans les régions argileuses, blocs et moellons de granite de calcaire, de pierre meulière… selon la nature du sous-sol, etc. Il était bien sûr impensable de faire, sauf exception pour le parement de marbre d’un palais, de faire traverser le monde entier à des matériaux.  Les cartes anciennes témoignent d’une profusion de lieux d’extraction et de production qui se retrouvent d’ailleurs souvent dans la toponymie : carrières, sablières, tuileries, briquetteries, scieries. Le style des habitations était par ailleurs largement influencé par les matériaux utilisés. On ne travaille pas le calcaire comme le granite, on n’empile pas le moellon comme la brique, la résistance d’une charpente en sapin a une est différente de celle d’une charpente en chêne, etc.

Avec le développement des moyens de transport et de l’industrialisation, les produits ont pu être standardisés, leurs performances améliorées et sont apparus de nouveaux matériaux. Les styles se sont uniformisés, les variantes portant essentiellement sur l’esthétique extérieure afin de rester en harmonie avec les styles traditionnels locaux. Pour autant, la structure et les matériaux utilisés sont grosso modo les mêmes, d’un bout à l’autre de la France, quel que soit l’environnement. Si des prouesses architecturales et des évolutions technologiques ont ainsi pu être réalisées, les lieux de production se sont éloignés des lieux de construction et les savoir-faire artisanaux locaux ont pratiquement disparu.

tailleurs_de_pierres.jpgLe béton est le produit le plus utilisé dans le monde. Composé de granulats et de sables agglomérés par un liant qui est le plus généralement du ciment, il permet de réaliser toutes sortes de pièces de forme et volume variés, par moulage, coffrage ou banchage. Les bétons sont de plus en plus technologiques, la composition des liants et des granulats utilisés pouvant les rendre hydrofuges, isolants, voire même capables de dégrader le CO2 ou les moisissures. La technologie du béton a permis la réalisation de prouesses architecturales et a révolutionné l’habitat en permettant notamment la construction en hauteur. C’est en France une source d’emploi importante avec environ 20 000 salariés répartis dans 900 centres de production. 1/5ème de la production est utilisée pour l’habitat individuel.

Malgré sa mauvaise réputation, le béton est un matériau naturel, puisque fabriqué à partir des matières premières les plus répandues (sable, graviers et eau) ; sa production consomme peu d’énergie ; il est entièrement recyclable.

On l’utilise :

·         Pour les structures et l’ossature : fondations, poutres, poteaux…

2-dubai-towers.jpg·         Dans les produits de maçonnerie : blocs, parpaings*, linteaux…

·         Dans les composants pour murs : panneaux, cloisons

·         Pour les planchers : poutrelles, dalles

·         Pour les gaines et conduits

·         En couvrants : tuiles, accessoires,

·         Pour les escaliers

*Le parpaing : ce mot désigne à l’origine tout élément de construction taillé ou moulé qui présente un parement sur chaque face d’un mur. Il peut être en pierre, moellon, brique, bois. Actuellement, on l’utilise essentiellement pour désigner les blocs calibrés pleins ou creux, constitués de béton de granulats agglomérés.

 
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